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Les glacieres de coursegoules
Par Roger PICCO
L’homme a très tôt construit ou aménagé des glacières pour emmagasiner la neige l’hiver et la réutiliser sous forme de glace pendant la saison chaude. L’usage des glacières est très ancien, on en retrouve dès l’antiquité en Mésopotamie, en Grèce, dans l’Empire romain, au Proche Orient, en Asie ainsi que sur les rivages de la Méditerranée et à l’intérieur du Continent européen.

A Coursegoules on rencontre essentiellement deux types de glacières :

- Celles se présentant sous la forme d’un puits cylindrique d’environ 5 à 8 mètres de diamètre et d’une profondeur de 5 à 9 mètres, avec des murs verticaux de pierres sèches d’environ 1 mètre d’épaisseur.
- D’autres utilisant une cavité naturelle aménagée, grotte ou aven, avec construction de murs de pierre verticaux.
Les glacières se situaient toujours sur des versants exposés au nord ou dans des fonds humides. L’hiver (qui était beaucoup plus froid que maintenant) on tassait la neige par couches successives parsemées de feuilles ou de paille jusqu’au niveau supérieur puis, à la fin on recouvrait d’un toit de branchage. Les anciens du village se souviennent encore de leurs parents agissant ainsi.

A la belle saison la glace était soit utilisée au village soit descendue à Vence pour y être vendue, bien emballée dans un sac fabriqué certainement avec du chanvre cultivé dans le quartier de la « canebière » situé au bas du village.

A Coursegoules on peut voir près du village les vestiges de trois glacières de type puits cylindrique situées, pour l’une, près du cimetière (photo1) et pour les deux autres sur le chemin qui conduit à la chapelle Saint Michel.

Les plus courageux pourront grimper pour aller admirer l’important aven aménagé appelé « la tabatière du marin » (photo2) situé sur le flanc Nord du Cheiron, en dessous du relais téléphonique.

Il en existe d’autres sur le territoire du village.

Ces glacières, en plus d’améliorer la vie des habitants l’été, représentaient des revenus supplémentaires pour des coursegoulois ne vivant que des produits de la terre et de l’élevage.

La fabrication industrielle de la glace, puis l’arrivée de la fée électricité au village en 1926 a peu à peu condamné l’utilisation des glacières.

 

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